L’effet yoyo

Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi la plupart des régimes non seulement ne fonctionnent pas mais sont même contre-productifs.

L’effet yoyo, tout le monde en a entendu parler mais pour le comprendre et éviter de tomber dans le panneau des régimes miracles, il me semble intéressant de vous toucher deux mots du métabolisme de base. Pas de panique, je ne pars pas dans un cours de biologie, vous allez voir, c’est très simple à comprendre.

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Le métabolisme de base ou dépense énergétique au repos

Le métabolisme de base ou dépense énergétique au repos, c’est ce que notre corps dépense en énergie pour faire tourner la machine : respiration, digestion, battements de notre cœur, activité cérébrale… C’est l’énergie qu’il brûle quand vous ne faites rien, même quand vous dormez.

Cette dépense dépend de pas mal de choses. Elle varie selon que vous êtes un homme, une femme, un enfant, une personne âgée, une femme enceinte, une personne plus ou moins musclée. Mais il y a aussi une part variable individuelle et génétique. Certaines personnes brûlent naturellement plus de calories, même en dormant. C’est injuste mais c’est comme ça. Comme on ne peut pas le changer, on l’accepte et on fait avec.

Il est d’ailleurs possible de calculer cette dépense énergétique au repos en fonction de son sexe, sa taille, son poids, son âge mais pour vous donner un ordre d’idée, elle correspond à peu près aux deux tiers de notre dépense calorique quotidienne, soit entre 1300 Kcal/J pour une femme et 1600 Kcal/J pour un homme. Je parle bien ici de la dépense énergétique au repos et non des besoins caloriques totaux qui seront supérieurs car au métabolisme de base il faut ajouter les besoins induits par la dépense énergétique liée à nos activités quotidiennes. Notre dépense énergétique quotidienne totale varie grosso modo entre 1800 et 2200 Kcal / jour pour une femme et entre 2200 et 2600 Kcal pour un homme.

Mais alors quel est le problème avec les régimes ?

Lorsqu’on fait un régime, on réduit ses apports caloriques car c’est en effet très efficace pour maigrir. C’est mathématique : si je brûle plus d’énergie que celle que j’absorbe, le corps est obligé de taper dans les réserves pour continuer à fonctionner, les réserves étant les cellules adipeuses, on maigrit, logique.

Le problème, c’est que le corps, cette merveilleuse machine, tourne depuis des millénaires et a été programmée à une époque où l’abondance de nourriture n’existait pas, au contraire. Les premiers hommes devaient affronter des périodes de disette voire de famine et notre organisme, programmé pour protéger nos fonctions vitales, avait et a toujours la réponse : se mettre en mode économie. Donc en cas de restriction alimentaire, il diminue notre métabolisme de base pour s’adapter à nos apports en attendant des jours meilleurs. Mais si les jours meilleurs n’arrivent pas rapidement, c’est là que la machine se dérègle.

On estime qu’à partir de 3 semaines de restriction calorique, le métabolisme de base sera durablement perturbé. C’est-à-dire que vous passez d’un besoin calorique de 1300 kcal par jour à 1000 et il sera assez compliqué de revenir en arrière. C’est à partir de là que le régime hypocalorique commence à moins bien fonctionner, le fameux palier, on ne perd plus de poids ou alors moins vite. On est alors tenté de réduire encore ses apports et on aggrave le problème. Et le rebond ne se fait pas attendre. Dès que l’on reprend une alimentation « normale » en termes d’apports, on se retrouve très vite, beaucoup plus vite qu’avant au-dessus de ses besoins, on reprend donc du poids, les kilos perdus et même parfois on en prend davantage que ceux que l’on a perdus. On va donc refaire un régime qui va encore davantage détraquer notre métabolisme de base et le fameux effet yoyo est enclenché.

C’est pourquoi, plutôt qu’un régime, apprendre à mieux manger, au bon moment sans aliment interdit ni restriction calorique sévère et prolongée est la clé d’une perte de poids régulière et durable ou d’une stabilisation de son poids. Ce n’est pas une baguette magique qui va vous faire passer d’une taille 42 à un 38 en 3 semaines mais les dégâts de ces « régimes miracles » sont bien connus et s’ils fonctionnaient, je pense que ça se saurait.

Maintenant, si pour une raison ou une autre, vous souhaitez mettre en place une petite période de restriction calorique, faites-le en gardant ces conseils en tête : pas de restriction trop importante, pas plus de 3 semaines, les repas doivent rester équilibrés.

Je vous laisse méditer ces conseils et regarder votre assiette de pâtes d’un œil un peu moins noir.

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